Mot du President Aout 2020

Bonjour à tous les membres certifiés et collègues! Voici mon premier mot à titre de président du conseil d’administration du CCPSA et j’ai hâte de vous transmettre d’autres informations. Comme beaucoup d’entre vous, j’ai été surchargé par les demandes dues à la COVID-19 depuis février et je peux maintenant profiter d’un répit.

Dans un premier temps, j’aimerais remercier tout particulièrement Monica Szabo pour son excellent leadership rigoureux au cours de l’année écoulée. Malgré les défis et les obstacles posés par la COVID-19, Monica a continué de diriger le CCPSA pour réaliser la stratégie et les objectifs établis. Elle a mis la barre haut et j’espère suivre son exemple. Un grand merci aussi à la firme Fletcher Wright Associates pour son soutien continu envers le CCPSA et pour en avoir fait l’un des meilleurs conseils d’administration à but non lucratif au Canada.

Je tiens également à remercier Kevin Dawson pour ses onze ans de service au sein du conseil d’administration. Kevin a été l’instigateur de la plupart des réalisations du CCPSA au cours des onze dernières années, et il a élaboré une solide stratégie ambitieuse à multiples facettes en vue d’améliorer la profession en sécurité au cours des années à venir. L’espace manque pour décrire tout son travail et toutes ses contributions. Heureusement pour nous, Kevin s’est offert pour continuer à nous aider et appuyer le CCPSA dans ses nouveaux projets. 

Félicitations à Robin Angel, élue au poste de vice-présidente, et à David Larson, élu au poste de secrétaire-trésorier. Nous souhaitons aussi très chaleureusement la bienvenue aux nouveaux membres du CA Stephanie Benay, PSAC, et Will Rowan, TSAC. Will est le premier TSAC à être élu au sein du conseil d’administration.

L’assemblée générale annuelle a eu lieu le 29 juin dernier. Pour la première fois, cet événement s’est déroulé de manière virtuelle et nous avons eu un nombre record de participants des quatre coins du Canada. Au total, 180 membres certifiés étaient inscrits en ligne pour l’AGA et nous avions reçu 40 procurations. Les échanges avec les participants ont été excellents, et nous avons compté plus de 100 questions et commentaires. Merci à tous les participants qui ont pris le temps d’être avec nous pour cette assemblée. 

Albert Einstein a dit : « en plein cœur de toute difficulté se cache une possibilité ». Les changements difficiles qui ont modifié nos vies et notre travail en raison de la COVID-19 nous ont amenés à exploiter de nouvelles possibilités, notamment celles offertes par la technologie. La tenue de l’AGA en mode virtuel nous a ouvert les yeux sur les possibilités de mobiliser les membres certifiés d’un océan à l’autre. Le conseil d’administration examinera la possibilité de continuer à tenir des réunions virtuelles dans le monde de l’après COVID-19. Notre pays est immense et nous pouvons utiliser la technologie pour être plus inclusifs.

La COVID-19 a également mis en lumière l’importance de la profession en sécurité afin d’assurer la sécurité des personnes pendant une pandémie. Soudainement, tout le monde semble savoir ce que signifie ÉPI et N95, et ce qu’est la hiérarchie de mesures de contrôle. La profession en sécurité a permis de développer des systèmes de gestion de la sécurité, des évaluations des risques, des mesures de contrôle, des formations et des procédures qui sont utilisés dans tout le pays. Ce sont des domaines dans lesquels les personnes qui exercent cette profession sont compétentes et excellent pour diriger leur entreprise. C’est ce qui a donné la possibilité de poursuivre la reconnaissance officielle en tant que profession distincte dotée de connaissances et de compétences spécialisées propres à la profession. Il est intéressant de constater que dans un sondage mené par la National Association for EH&S Management (NAEM), les entreprises ayant des programmes en SSE (santé, sécurité et environnement) bien établis ont été très nombreux à se tourner vers leurs responsables en SSE et se sont fiées à eux pour diriger les interventions face à la COVID-19.

Une des mesures prises par le CA a été d’approuver des modifications aux crédits d’éducation permanente (CEP) du programme de perfectionnement professionnel continu pendant la pandémie. Une plus grande souplesse sur le plan du cumul des CEP reflète les réalités imposées par la COVID-19.

En regardant vers l’avenir, mon intention est de continuer à me concentrer sur la stratégie établie par le CA ainsi que sur les quatre piliers sur lesquels cette dernière repose. Afin de faciliter la réalisation de cette stratégie, j’ai pris l’engagement de réaliser l’objectif que tous les professionnels en sécurité au Canada soient en accord et parlent d’une seule voix. Nous sommes actuellement divisés et, bien franchement, nous ne sommes pas pris aussi sérieusement que nous devrions l’être. À titre d’exemple, j’ai rencontré un ministre provincial du Travail il n’y a pas si longtemps qui ignorait l’existence du CCPSA et d’un programme d’études en santé et sécurité au travail offert dans une université. Même si j’ai été sidéré, c’est notre réalité et nous devons changer cela. En lien avec cet enjeu, nous sommes dans une impasse face à certains organismes de réglementation alors que nous cherchons à obtenir une reconnaissance juridique de la profession. Ces derniers nous disent qu’ils aimeraient reconnaître les professionnels en sécurité dans la législation, mais qu’il n’y a pas suffisamment de personnes certifiées pour combler le vide qui serait créé. La solution est claire : il faut grossir les rangs des professionnels agréés et des techniciens agréés en santé et sécurité. Pour ce faire, nous devons augmenter le nombre de membres certifiés tout en renforçant les normes de certification – voilà le défi à relever.

Depuis mon entrée en fonction, j’ai participé aux activités suivantes :

  • Le 7 juillet, j’ai représenté le CCPSA au webinaire de discussion (Helping Health and Safety Professionals Lead the Return to Work) organisé par le magazine Canadian Occupational Safety.
  • Le 10 juillet, nous avons tenu notre troisième réunion avec le Conseil canadien d’agrément des hygiénistes du travail (CCAHT-CRBOH) pour discuter des façons de mieux travailler ensemble vers la réalisation d’objectifs communs. De bons progrès ont été réalisés et d’autres discussions sont prévues.
  • Le 15 juillet, j’ai participé à la discussion du Health and Safety Leadership Centre du Conference Board du Canada (intitulée Personal Restoration: Supporting Wellbeing and Safety While Operating During COVID-19). J’étais fier d’entendre Liz Horvath, PSAC, à titre de conférencière principale de cet événement.

Ceci complète mon premier mot à titre de président et résume ce que j’ai fait depuis les premières semaines de mon mandat. Nous sommes dans une période prometteuse qui offre des possibilités immenses pour faire avancer la profession, et j’ai hâte d’y prendre part.

David Johnston, PSAC
Président, conseil d’administration du CCPSA